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Tarek MOUTAWAKKIL, Virtual Room

Tarek MOUTAWAKKIL est un jeune entrepreneur de 31 ans, originaire de Dordogne. Après un bac ES, il est entré en classe préparatoire HEC, au sein de l’ICN Business School à Nancy. Tout au long de ses études, ses différents stages et ses expériences professionnelles se sont pour la plupart toutes tournées vers le marketing sportif. En dehors de ses stages en entreprises, Tarek n’a jamais eu d’employeurs, préférant de loin être son propre patron. Il est aujourd’hui associé et salarié d’Escape Hunt, Urban Quest et Virtual Room.

 

Premiers élans d’entrepreneuriat

 

Lors de ses études supérieures, il fait la connaissance de Jean-Baptiste JANIN ainsi que Bruno FAURE. Ils décident ensemble de se lancer dans la création de leur première entreprise, en tant que jeunes entrepreneurs, et créent Yupeek, un média d’aide aux jeunes talents pour leur insertion professionnelle, durant leurs études supérieures ou pour leur premier emploi. Créé en 2011, ce média s’est considérablement développé, employant onze personnes et proposant un business model qui apporte une véritable valeur ajoutée aux utilisateurs. Après quatre années à la tête de cette entreprise prospère, les trois associés ont envie de changement, de nouveauté, et décident de vendre leurs parts pour se tourner vers d’autres horizons. 

 

Cherchant leur voie, et un concept innovant, Tarek, Jean-Baptiste et Bruno enchaîne alors les rencontres professionnelles et croisent la route d’un Game Master, qui deviendra leur ami. Ce dernier leur présente son activité et le concept d’Escape Hint Hunt, un nouveau type d’activité venant d’ouvrir ses portes à Paris. L’idée est nouvelle, et représente un divertissement totalement en phase avec le besoin continu de découverte des consommateurs. Le marché semble attractif, le concept séduisant : il n’en faut pas plus à Tarek et à ses amis pour se lancer dans cette nouvelle aventure, qui leur demande bon nombre de recherches pour cerner le marché, son potentiel et comprendre le fonctionnement. Après une étude poussée, ils ont presque immédiatement décelé le potentiel de cette idée qui se développait déjà sur Paris. Ils ont alors décidé de partir en province pour s’y établir, loin de toute concurrence, pensant le marché parisien bouché, mais faute de données hors de la capitale, le choix de la ville s’est faite à l’affect de chacun. Dans l’intervalle, ils rencontrent les fondateurs d’Escape Hunt avec qui ils trouvent une vision commune, et ces derniers leur proposent d’ouvrir une franchise à Toulouse ou à Bordeaux. De nombreux facteurs personnels ont joué en la faveur de Bordeaux, où Tarek, Jean-Baptiste et Bruno ont rapidement trouvé un local à côté de la Gare Saint-Jean pour ouvrir leur premier Escape Game. En 2015, le marché des Escape Game était encore très peu connu, notamment des banques, et le manque de données solides à présenter pour obtenir des prêts empêche leur projection sur le long terme. Il fallut donc que les trois associés utilisent leurs fonds personnels et s’appuient sur le soutien de leurs proches pour payer les travaux et aller au bout de leur projet. Le quartier de la Gare est un lieu de passage où les visiteurs arrivent et partent, près des hôtels et à proximité de bon nombre d’entreprises, l’endroit idéal pour développer ce concept. Les décors sont installés, les scénarios rédigés, mais le succès escompté n’est pas au rendez-vous, car les Escape Game ne sont pas encore assez connus. 

 

 

Les Escape Game s’adressent au début plutôt aux particuliers qu’aux professionnels, mais rapidement, Tarek et ses associés se disent qu’ouvrir une offre spéciale pour les entreprises serait un marché intéressant à conquérir. Ils ont vu juste : 25% de leur chiffre d’affaires vient de la clientèle professionnelle dans le cadre du Team Building. Finalement, après quelques mois, l’Escape Hunt connaît un fort succès, attirant aujourd’hui entre 40 000 et 50 000 visiteurs chaque année…

 

“Enfermer des personnes dans une pièce, en les faisant payer, c’était du jamais-vu”

 

 De l’Escape Game à la Virtual Room

 

Satisfaits de cette expérience, les associés ont décidé d’ouvrir un nouvel Escape Hunt à Tourny, davantage basé sur des scénarios se déroulant en hôpital psychiatrique. Néanmoins, le trio a connu quelques difficultés. En effet, l’autorisation de capacité d’accueillir le public leur a été refusé par deux fois dans ce nouveau local, les obligeant à débourser un loyer pendant deux ans, sans possibilité de créer leur nouvelle activité.

Cela n’a pourtant pas freiné leur envie de faire émerger des concepts inédits. De l’idée d’Escape Hunt, les trois associés ont décidé de se lancer dans un nouveau projet franchisé : Virtual Room, en lien avec leur première entreprise. Le trio s’est associé à leurs créateurs, ce qui leur a apporté de véritables avantages : en effet, Virtual Room les a aidés à trouver les locaux et à les aménager, alors que les travaux ont coûté à peu près 500 000 euros. De plus, les frais occasionnés pour les franchisés ont été offerts au trio, une véritable opportunité pour ce nouveau projet. En contrepartie, le associés partagent ses bénéfices avec le siège. Un réel bénéfice pour les uns comme pour les autres. Pourtant, trouver un nouveau local et lancer cette franchise n’a pas été simple, notamment à cause de la montée des prix de l’immobilier dans Bordeaux et de leurs critères : il fallait un grand espace pour ouvrir Virtual Room et mettre en place toutes les installations nécessaires à son bon fonctionnement. Le concept bouleverse le fonctionnement des Escape Game classiques, en proposant une mise en situation grâce à un casque de réalité virtuelle et une manette pour interagir avec un environnement conçu par ordinateur. Le point commun est l’aspect collaboratif, car le jeu a lieu en équipe de 4, mais la nouveauté réside dans le scénario : en effet, la session d’une durée de 45 minutes fait s’enchaîner des décors variés avec des “missions” à accomplir durant un temps limité. Ainsi, les participants traversent les époques et sont immergés dans des milieux où la collaboration permet de réussir chaque étape. Bien que ce concept soit totalement nouveau et insolite, le démarrage de l’aventure prend du temps et attire de 500 à 800 joueurs par mois. En effet, les clients ne pensent pas la réalité virtuelle comme accessible, et lorsqu’ils la découvrent, ils ne comparent pour autant pas le principe de l’escape game à celui de la réalité virtuelle. De plus, pour que l’expérience soit accessible au plus grand nombre, il ne faut pas que les missions soient entièrement dédiées à un seul thème, pour parler à un public large.

Aujourd’hui, le marché présente un potentiel de croissance intéressant pour Virtual Room. En effet, n’étant pas le seul acteur présent sur le marché de la réalité virtuel, Virtual Room peut observer les évolutions et les technologies utilisées par ses concurrents pour découvrir ce qui plaît aux consommateurs, et se tourner vers des équipements plus poussés pour rendre l’expérience encore plus immersive. 

 

Un concept d’immersion inédit grandeur nature

 

Tarek, Jean-Baptiste et Bruno ont décidé de rester associés pour se lancer dans Urban Quest, une manière insolite de visiter Bordeaux. Le principe est simple : munis d’un téléphone fourni par l’organisateur avec l’application d’Urban Quest, les participants découvrent le centre-ville de Bordeaux par une série de consignes données durant le jeu. Énigmes, défis, questions, c’est une sorte de “chasse au trésor” revisitée et collective. Le concept a vu le jour en avril 2019 et plaît à un très grand nombre d’entreprises dont les employés visitent la ville où ils travaillent tout en coopérant en équipe. Créateur de moments uniques et mettant au coeur de son action les relations entre les joueurs, Urban Quest est une véritable manière de voir Bordeaux sous un autre angle : petits détails discrets, photographies, rencontres. Tout est fait pour que les participants passent un bon moment. Alors que leurs projets connaissent un grand succès, Tarek, Jean-Baptiste et Bruno ne souhaitent pas s’arrêter là. Dès lors, le trio a pour projet d’étendre Urban Quest à St Emilion. Le but serait de faire découvrir les paysages et les domaines tout en offrant la possibilité de participer à des dégustations, le tout en se baladant en touc-touc à travers la commune de Saint Emilion.

 

Le concept Urban Quest rencontre un tel succès que de nouvelles villes ont projeté de nouer un partenariat comme Clermont-Ferrand, Périgueux, Pau, Angoulême, Mont-de-Marsan, Limoges, Bayonne, Biarritz, Cognac ou encore Nantes. 

 

Au fil des années, Tarek et ses associés ont pris les rênes de trois entités différentes. Un travail de longue haleine, où la vraie difficulté ne réside non pas dans le fait de devoir s’imposer sur un marché en plein essor où la demande est toujours plus forte, mais le fait de devoir gérer trois entreprises dans un environnement en construction permanente et en pleine évolution urbaine, sociale et économique. Ce qui pose davantage problème est donc surtout interne aux entreprises, là où la gestion de l’administration, les problèmes de ressources humaines et les défis de management sont des réels challenges qu’il faut pouvoir gérer de front.

Les trois associés ont se sont lancé dans cette aventure en partant de rien, sans conseils, sans réelles aides et ont dû parfois se débrouiller seuls sur un marché en évolution constante.

 

Au fil des années, le concept des Escape Game se sont bien développés et ont évolué pour proposer des expériences uniques aux consommateurs en quête de nouveauté. Tarek entend bien communiquer autour de la Virtual Room pour promouvoir ce concept auprès d’une nouvelle clientèle, notamment avec le quartier des Bassins à Flot qui se construit avec des hôtels, des résidences à proximité. Dans le même temps, les équipes de Game Masters et de développeurs réfléchissent à développer de nouveaux scénarios pour pousser toujours un peu plus l’expérience des utilisateurs. 

 

Audrey KOZACZKA – BORDEAUX Business

 

Crédits photographies : Manon LEPREVOST

 

Contact :

3 Sente de la Nancy, 33000 Bordeaux

 

Entrepreneur:

Tarek MOUTAWAKKIL

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