Logement et pandémie : une évolution marquée des besoins

Le logement a pris une importance encore plus forte depuis un an maintenant. Avec la pandémie de COVID-19 et les confinements que le pays a traversé, le lieu d’habitation est devenu le lieu de vie du quotidien. Un lieu où l’on travaille, télétravail oblige, mais aussi où l’on reste confiné, où l’on vit. Pour beaucoup, cette période permet une remise en question du confort de ce logement. Cette situation encourage les Français à se projeter sur d’autres biens, d’autres villes. Un besoin de confort supplémentaire pour une meilleure qualité de vie. À quoi ressemblera la nouvelle vie des Français après la pandémie ? Quel en sera l’impact sur le marché de l’immobilier en métropole ?

Changer de logement, un besoin devenu indispensable

La pandémie a apporté son lot de changements dans le quotidien des ménages. Une prise de conscience qui incite à avoir de nouveaux projets de vie. Ce changement se traduit aussi par la recherche d’un nouveau logement, pour une qualité de vie bien meilleure. En effet, beaucoup de personnes se sont confinées dans leur appartement au cœur des métropoles. Mais les logements au cœur des grandes villes sont souvent exigus, et s’y confiner durant de nombreuses semaines devient compliqué. 

Aussi, à l’issue de ce premier confinement, il y a un an, le marché de l’immobilier a pris un nouveau tournant. Les demandes pour un logement plus grand explosent. 37% des Français cherchent ainsi à trouver un bien plus spacieux, pour aborder la suite avec plus de sérénité. L’occasion idéale de cloisonner les différents moments de vie. Car dans un petit appartement, il n’est pas toujours possible de séparer travail et vie personnelle. 

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S’éloigner des métropoles permet d’avoir plus d’espace.

Pour les citadins, avoir un jardin est aussi un luxe, qui n’est pas offert à tout le monde. Pour cette raison, 36% des clients en recherche veulent un espace extérieur. Un critère essentiel qui leur permet de profiter des journées ensoleillées sans avoir à se déplacer en dehors de chez eux. Cela permet aussi de travailler dehors, lorsque le temps le permet. Ce besoin de verdure et de soleil fait directement écho au premier confinement du printemps 2020, particulièrement strict. 

Ainsi, pour une majorité de futurs acquéreurs, le secteur dans lequel ils souhaitent trouver leur futur logement s’agrandit. 51% d’entre eux ne sont pas contre le fait de s’éloigner de leur lieu de travail, souvent situé en métropole. Au contraire, partir vivre en périphérie des villes permet de trouver des biens avec un espace plus grand. L’occasion idéale de se “mettre au vert”. 

Les impacts du télétravail sur le choix du logement

Depuis un an, beaucoup de choses changent. Notamment la relation des actifs avec leur travail. Pour beaucoup, la découverte du télétravail a marqué un tournant dans les habitudes. Se retrouver à travailler depuis son domicile, tous les jours ou presque change ses habitudes. En effet, lorsque le logement ne possède pas d’espace bureau, le télétravail devient plus difficile. En étant isolé avec ses proches, se concentrer n’est pas idéal, ce qui rebute plusieurs télétravailleurs à poursuivre ce mode de travail une fois la pandémie terminée. 

Pour autant, la possibilité d’avoir une pièce supplémentaire dans son prochain logement est un critère déterminant. Pour 57% des futurs acquéreurs, la présence d’une pièce pouvant servir de bureau est essentielle. Dans le Sud Ouest, cela concerne 67% des demandes. Il s’agit d’un confort nécessaire pour télétravailler dans de bonnes conditions, après un an à s’adapter au quotidien.

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Acheter un logement sur plan est aussi une solution pour un bien sur-mesure.

Le télétravail n’a pas vocation à disparaître du jour au lendemain. A l’heure actuelle, le Gouvernement demande plus que jamais aux entreprises de recourir exclusivement au télétravail. Cela permet de limiter au maximum la propagation du virus. Face à cela, les Français ne sont pas fermés à l’éloignement. 21% choisissent donc de rechercher un logement qui se situe à plus d’une heure de route de leur lieu de travail. 

Concernant le télétravail en lui-même, une fois le logement idéal trouvé, pas de réticence à le poursuivre. Au contraire : 25% souhaitent continuer le télétravail à raison de 3 à 5 jours par semaine. 25% souhaitent quant à eux le poursuivre de façon modérée, à raison de 1 à 2 jours par semaine. Ces données varient selon les régions de France. En effet, en région parisienne, 45% veulent continuer le télétravail de façon appuyée, choisissant largement de s’éloigner de la capitale.

Un confinement aux conséquences aussi économiques

Pour d’autres, en revanche, le télétravail n’était pas possible. En effet, certaines activités ne sont pas réalisables par le biais des outils informatiques. Ainsi, l’activité partielle se poursuit sur une longue durée… Et présente des impacts économiques sur la vie des ménages français. L’activité partielle, comme la fermeture des entreprises, a aussi un impact sur le logement. En effet, à défaut de percevoir un salaire, certains ménages ne peuvent pas mener le même train de vie qu’avant la pandémie. Ainsi, pour 32% des Français, trouver un logement moins cher est une priorité. 

Pour les agents immobiliers, le marché n’a jamais été aussi dynamique. Avec tous les voyants au vert pour investir, ainsi que l’émergence de nouveaux programmes immobiliers, un nouveau marché se crée. Il faut s’adapter aux besoins, aux attentes, et repenser l’offre. La location n’est pas en reste, avec une dynamique là aussi avérée.

Sources : 

  1. Immobilier : 1 an après la mise en place d’un confinement général, les Français sont-ils prêts à s’éloigner de leur lieu de travail pour gagner en qualité de vie ? Communiqué du 24 mars 2021 de Liberkeys
  2. Confinement: les maisons plus populaires que les appartements Liberkeys
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