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Hôtellerie, une tendance positive encore timide

Dernière mise à jour:

Pour l’hôtellerie, les performances se poursuivent sur une tendance positive pour l’ensemble du premier trimestre 2022. Le secteur hôtelier reste encore marqué par une année 2020 difficile ainsi qu’une année 2021 de reprise en demi teinte. Suivant les événements liés à la COVID-19, le secteur a dû faire preuve de résilience. Il affiche également différente dynamique en fonction des zones géographiques et des gamme de prestations. Fin 2021, le secteur affichait un repli de -43% en matière de chiffre d’affaires par rapport à 2019 (2). Nouvelle année, nouveaux espoirs. 2022 offre de nouvelles perspectives avec un taux d’occupation en février qui augmente de huit points par rapport au mois précédent (1). Cependant, rien n’est encore gagné, le secteur hôtelier fait face au quotidien et garde la tête sur les épaules

Des performances encourageantes du premier trimestre 2022 

Ainsi, la progression des indicateurs de l’hôtellerie s’est poursuivie pendant le mois de mars. Si les résultats restent inférieurs par rapport à 2019 avant la crise sanitaire, les indicateurs dégagent tout de même l’horizon avec un taux d’occupation en progression mois après mois pour toutes les gammes d’établissements. Dans le même temps, le RevPAR, qui correspond au revenu par chambre disponible, est également en hausse durant le mois de mars 2022 (1). Par exemple pour la gamme d’établissements économiques, le RevPAR est passé de 30€ en février à 36€ au mois de mars (1). En revanche, si on compare les performances hôtelières à celle de 2019, le RevPAR reste encore en retrait de 3% (1). Le seul indicateur qui a augmenté est la recette moyenne par chambre louée. Cet indicateur confirme sa progression par rapport à 2019. Il est en hausse de 8% et s’établit à 95€ en mars 2022 (1). 

De Paris à la PACA, des situations divergentes

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Les équipes hôtelières sont sur le qui-vive pour une saison touristique qui s’annonce

L’ensemble de ces indicateurs reste encourageant car les performances hôtelières de ce premier trimestre sont meilleures qu’en 2021. De plus, les performances hôtelières dévoilent une reprise rapide mois après mois dans les régions et en Côte d’Azur. Toutefois, le parc hôtelier parisien reste en retrait avec un recul de 24% pour son RevPAR (1). Un chiffre qui peut s’expliquer par un retour timide des touristes occidentaux en France et dans la capitale mais pas seulement. Le parc parisien a été impacté par la crise des « gilets jaunes » en février 2019. L’événement qui a dégradé son état bien avant la crise sanitaire et a creusé des écarts plus grands. Si le taux de d’occupation de 71% en mars est supérieur à la moyenne par rapport aux régions. Au regard de la Côte d’Azur, l’écart par rapport à 2019 est de 9% (1). Par ailleurs, sur le parc hôtelier parisien, il convient de noter que le prix moyen des chambres, de 164€, a été boosté par les hôtels de luxe et les palaces (1). Ces derniers montrent une progression de 23% en matière de recette moyenne par chambre louée (1). 

Une reprise hétérogène sur le territoire pour l’hôtellerie

En région, les performances hôtelières suivent la fidélité de la clientèle nationale. D’autre part, elles profitent également du retour tant attendu de la clientèle étrangère. Cependant, entre les métropoles, les indicateurs sont influencés différemment. Les hôtels qui dépendent de la clientèle d’affaires et de congrès sont encore impactés par les effets de la crise sanitaire et attendent le retour des événements. C’est la raison pour laquelle la Côte d’Azur se place à part. En effet, les performances hôtelières sur la Côte d’Azur se sont renversées dès février avec le retour des séminaires et des salons. Ces événements ont permis de dynamiser à nouveau le secteur et d’accélérer la reprise. Conscient de l’impact de ces événements, certains hôteliers ont fait le choix de rouvrir leurs établissements à des dates clés. Par exemple, ils ont profité du MIPIM de Cannes à la mi-mars pour ouvrir.

Enfin, si les performances hôtelières sont encourageantes, il faut tout de même rester vigilant. En effet, la relance du secteur pourrait à nouveau être touchée par l’inflation, la hausse des salaires et des prix de l’énergie.

Sources : 

  1. “Une amélioration accélérée des performances hôtelières durant le premier trimestre 2022” InExtenso. Baromètre des performances hôtelières en France, communiqué de presse du 11 mai 2022
  1. “Bilan de l’année 2021 : L’hôtellerie française encore marquée par la crise en 2021, quelques signaux positifs en fin d’année”. Hospitality-on.com, article du 14 janvier 2022 
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