Bordeaux : passer à l’énergie verte

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Bordeaux s’est fixé des objectifs énergétiques ambitieux pour 2050 en faveur de l’énergie verte. Pour cause, la capitale girondine vise une parfaite autonomie énergétique et projette même d’atteindre une production d’énergies 100 % renouvelables. Pour le moment, si le rêve semble encore loin, la Nouvelle-Aquitaine conserve toutefois depuis plusieurs années son statut de première région productrice d’énergie solaire. A ce jour, 10 % de l’électricité produite localement est renouvelable. Pour atteindre son objectif, Bordeaux et ses partenaires multiplient les politiques en faveur d’une énergie plus verte. 

Energies vertes : des productions d’électricité et de gaz locales et écoresponsables

Dans la poursuite de son objectif à horizon 2050, la métropole bordelaise s’appuie sur Bordeaux Métropole Energies. Le Groupe BME œuvre pour la décarbonation des énergies en s’impliquant dans toute la chaîne de valeur. Ainsi, il s’organise en 5 filiales autour de la production d’énergies vertes, la distribution d’énergie, la fourniture d’énergie, les réseaux de chaleur, et la rénovation du bâti.

Toutefois, Bordeaux peut aussi compter sur son ancienne régie municipale du gaz de ville. Pour cause, Gaz de Bordeaux a fait du chemin depuis sa création en 1875. Désormais, l’entreprise voit les choses en grand. Elle est présente dans 50 % des communes françaises dont la plupart des villes. A Bordeaux et dans 46 communes girondines, elle est encore l’unique fournisseur de gaz. Une place bien ancrée donc, que cet acteur historique doit notamment à la modernisation de son offre. Ainsi, Gaz de Bordeaux propose également de l’électricité pour centraliser les contrats d’énergie. Par ailleurs, la production de son gaz est certifiée 100 % verte, voire issue de la méthanisation en partenariat avec Médoc Biogaz.

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Déploiement des offres d’énergies vertes pour l’électricité et le gaz à Bordeaux

La réduction de l’impact environnemental et de l’exploitation des énergies fossiles rejoint une mouvance générale. Laquelle implique aussi bien des acteurs historiques, tels que Total Energies qui vise la neutralité carbone en 2050 avec le développement de l’hydrogène, de la biomasse, de l’éolien et du solaire ; mais aussi de nouveaux entrant comme l’initiative Enercoop ; ou encore des entreprises innovantes comme Base à Pessac, spécialisée en technologie thermovoltaïque. Celle-ci permet aussi bien de produire de l’électricité grâce à l’énergie solaire, que de récupérer la chaleur afin d’alimenter le chauffage.

Le résidentiel et l’immobilier de bureau, plus gros consommateurs d’énergie

Outre la production-même d’énergies renouvelables, œuvrer pour des modes de vie plus économes passe également par l’amélioration du bâtiment. Rien de plus logique compte tenu que le résidentiel représente près de 36 % de la consommation d’électricité, occupant la première place. Il est suivi de l’immobilier de bureau avec ses 26,7 % ; puis de l’industrie qui occupe la troisième place.

Avec l’arrivée de l’hiver, les chauffages sont rallumés et les factures d’électricité et de gaz flambent. La transition énergétique dans le bâtiment revêt donc des enjeux écologiques certes, mais aussi économiques. Ainsi, on estime que le chauffage et l’eau chaude représentent plus de 40 % de la consommation d’électricité moyenne mensuelle. Arrivent ensuite le froid et lavage à 18 % ; le multimédia à près de 14 % ; les appareils électriques courants à 12 % ; les plaques de cuisson et les fours à 8 % ; l’éclairage à 6 %…

Forcément, penser énergie verte implique aussi d’étudier comme réduire la consommation d’énergie. En la matière, Bordeaux mise sur les écoquartiers dans sa politique de développement urbain. Maison BBC, résidence aux normes RT2012, voire RT2020… Les architectes exploitent aussi bien sur l’orientation des bâtiments, la végétalisation, l’intégration des énergies naturelles pour alimenter partiellement les résidences…

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