Airbus : L’odyssée européenne, de la Lune à Mars

L’odyssée européenne se poursuit, de la Lune à Mars. Une conquête spatiale qui fait lever toutes les têtes vers le ciel. La découverte plus complète de la Lune, et même voir plus loin avec une mission habitée vers Mars… Les progrès des acteurs de l’aérospatial permettent de repousser encore plus les limites de l’innovation. Dans cet univers, l’Europe se fait une place de choix, en tant que contributeur à l’effort international. En effet, Airbus et l’Agence Spatiale Européenne (ESA) se trouvent au centre de l’intérêt du milieu spatial. Airbus a pour mission de concevoir l’alunisseur lourd européen (EL3). Un système révolutionnaire, à la conquête de la Lune…

L’odyssée européenne impulse l’innovation spatiale

L’alunisseur lourd européen (EL3) a pour objectif de livrer des charges utiles scientifiques ou logistiques sur la Lune. 100% européen, il transportera ainsi 1,7 tonnes de fret, et ce, n’importe où sur la Lune. Il s’agit à nouveau d’un pas de géant pour Airbus dans le spatial, après la réussite de son programme ROXY. Ce dernier pourrait, à terme, transformer la poussière lunaire en oxygène grâce à un procédé complexe. Une révolution qui apporterait une vraie solution sur Terre et dans l’espace, notamment d’un point de vue écologique. 

L’EL3 n’en est encore qu’à sa phase de définition. Un long travail commence, avant de premiers vols prévus à la fin des années 2020. Cet alunisseur volera ensuite à l’occasion de nombreuses missions sur toute la décennie suivante, et au-delà. Une réelle progression qui permet de voir encore plus loin, et de pousser encore plus la conquête spatiale. 

Alunisseur lune mission expédition
L’EL3 permet de se poser n’importe où sur la Lune. Source Airbus

Dans cette équation, l’Europe contribue grandement à la feuille de route, avec le soutien de l’ESA et de 14 autres agences spatiales dans le monde. La réussite de l’EL3 ouvrirait alors de nombreuses possibilités au Vieux Continent. Des missions vers Mars, une ambition d’un vol habité encore jamais réalisé… Mais aussi la transmission d’éléments pour les stations spatiales habitées. Notamment pour la Station Spatiale Internationale, Gateway ou encore le Module de Service Européen d’Orion. Ce dernier emmènera notamment Artémis vers sa prochaine mission habitée, à destination de la surface lunaire. 

À terme, l’objectif de cette odyssée européenne veut permettre une exploration durable de la Lune, pour développer toutes les missions annexes, dont ROXY. L’Agence Spatiale Européenne souhaite également utiliser l’EL3 sur plusieurs missions au moins sur 10 ans. 

La conquête spatiale d’actualité à l’heure de la COVID-19

Airbus fait partie des groupes les plus importants de l’aéronautique et de l’aérospatial au monde. C’est d’ailleurs le leader du marché… Marché concentré autour d’Airbus et Boieng, l’avionneur américain.

En effet, Airbus approvisionne de nombreuses compagnies aériennes pour le transport aérien à travers le monde… Mais il fournit aussi les pays en avions de surveillance / combat, et en hélicoptères. Il occupe une place centrale sur ce marché, et emploie plus de 130 000 personnes en Europe, dont 49 000 postes en France.

Cependant, avec la pandémie de COVID-19, l’élan d’Airbus se freine. En effet, le groupe n’échappe pas à l’impact de la crise sur l’économie, touchant fortement le tourisme et l’aéronautique. Ce qui entraîne inexorablement des suppressions de postes à grande échelle. L’avionneur européen n’est pas le seul concerné, mais cela affecte son activité. Airbus a annoncé le licenciement de 17 000 personnes, dont 5000 en France.

Malgré la mise en place d’un plan social, les départs ne sont pas encore terminés. En effet, Airbus doit encore remercier près de 700 collaborateurs. Un départ volontaire, dans un premier temps, qui pourrait évoluer en renvoi contraint si les quotas ne sont pas atteints.

Malgré tout, l’ambition d’Airbus de partir dans l’atmosphère terrestre n’est pas écartée. Au contraire, le groupe s’investit pleinement dans l’innovation. En étroite collaboration avec des agences spatiales situées des Etats-Unis jusqu’en Russie, le projet de vol spatial avec l’EL3 semble plus proche que jamais.

De leur côté, les amateurs du Big Bang, et space stations peuvent suivre les missions spatiales sur le forum de la conquête spatiale. Une manière de voir les satellites du monde mis en orbite, suivre le moindre vol spatial, un voyage rempli d’aventures. Car en plus d’être un domaine où l’innovation est constante, le spatial passionne largement à travers le monde.

L’Europe adopte une place de choix dans l’univers spatial

Avec l’appui d’Airbus pour concevoir l’EL3, l’Europe s’inscrit durablement dans le domaine spatial. L’odyssée européenne est réelle, bien qu’amorcée depuis quelques années déjà. Avec cette nouvelle innovation, l’Europe contribue ainsi de manière substantielle à l’effort international, et joue même un rôle essentiel. Rôle dans la prochaine phase d’exploration humaine de la Lune. 

L’Agence Spatiale Européenne (ESA) se place également en partenaire inestimable de la communauté spatiale internationale. Elle occupe ainsi un poste important, au coeur de toutes les décisions pour les prochaines missions, notamment internationales. 

Expédition mission Lune espace
L’EL3 transportera un fret important pour mener à bien de nombreuses missions lunaires. Source Airbus

Dans ce milieu, la France fait partie des États les plus en phase avec l’aérospatial. En Nouvelle-Aquitaine, le NAASC (Centre Spatial Universitaire de Nouvelle-Aquitaine) impulse l’innovation. Cette association d’établissements d’enseignement supérieur de Nouvelle-Aquitaine, forme pour le domaine spatial civil et militaire.

Au-delà de ces innovations, la région souhaite également construire son SpaceHub, un accélérateur de projets et d’un  think tank autour du thème du spatial et de ses applications dans la société. Un projet reporté à une date ultérieure, en conséquence de la COVID-19… Une conquête spatiale à laquelle l’Europe aura un rôle à tenir.

Sources : 

  1. Airbus sélectionné par l’ESA pour son étude d’alunisseur, Communiqué du 14 octobre 2020
  2. Contexte d’action, NAASC 
  3. Extrait du registre des délibérations du Conseil Municipal, Ville de Saint-Médard en Jalles, 4 novembre 2020

Abonnez-vous à la Newsletter